Cela n'a pas commençé facile et même si je me suis contenu, j'avoue avoir été fébrile ( je précise que je suis directeur d'une petite structure d'une quinzaine de personnes et donc que je dois assumer quelques responsabilités ).
Je tente d'être d'un "bon" chef et je fais mon possible pour être proche de mes employés.
Bref, la journée fut un poil tendu mais j'ai tenu bon.
En fin de journée, un de mes gars vient me voir et m'expose ses craintes quant à un projet et surtout me fait part d'une mesentente sérieuse avec l'un de ses collègues. On discute puis à l'issue de la journée, je lui offre un demi histoire qu'il décompresse. On picole un peu, sans excès et je le vois repartir, rassuré et plus cool. Quant à moi, sous tension après quelques demis, je réfléchis même pas et m'achète illico un paquet de clopes.
Je rentre chez moi, ouvre le paquet de clope, m'en allume une et après quelques bouffées, je me " reveille " en me disant :
" Mais qu'est ce que tu fais ???" Je jette la clope à moitié consumé, descend aussitôt au res de chaussée et donne mon paquet ( 19 clopes donc !!! ) à mon gardien qui me regarde partir interloqué ou amusé mais content.
Moralité de l'histoire : c'est bien la première fois qu'un truc pareil m'arrive. Généralement, quant je craque, j'y vais à fond mais là aussitôt j'ai réagi. Je n'ai plus du tout mais alors plus du tout envie de fumer.
Je ne me sens pas remarquable pour autant mais finalement je ne suis pas peu fier.
En tout cas, vivement la fin de la semaine que je puisse prendre le train et rejoindre les miens.
Non seulement je dis stop à la clope mais aussi à l'alcool car, à ne pas en douter, c'est ces quelques demis qui m'ont montrer le chemin du côté obscur.
Et là, je sens que les prochains jours ne vont pas être facile !