Je m'impressionne moi-même ! Plus d'un mois sans cigarettes ! Et pour tout dire, sans connaître de difficultés majeurs. Au contraire, ça va tellement bien ... que cela me parait suspect !

Quand j'écris que ça va bien, j'omet de dire que j'ai eu quelques jours pas faciles. Si j'ai pas mal de coups de pompe ( comme si j'avais été piqué par la mouche tsé tsé ), j'ai aussi de sacrés coups de speed et ma famille et mes proches ont du mal à me suivre quand je me met à sauter partout.
Certains jours, c'est le bonheur ! Le bonheur de me réveiller en me disant que je ne vais pas m'asphyxier, que je vais pouvoir me prendre un café tranquillement sans avoir, réflexe pavlovien par excellence, à me précipiter sur mon tabac à rouler et rompre la longue abstinence de la nuit ! Bonheur de respirer tout simplement.
D'autres jours, tout va de travers et même si je ne souhaite aucunement me réfugier une fois de plus dans les volutes du tabac, je trouve que la cigarette avait quand même ce petit côté " c'est la guerre mais je me détends !" et que je donnerai assez cher pour m'en griller une petite. Mais malgré un moral dans les chaussettes ces jours là, je parviens à passer outre et je n'ai, jusqu'alors, pas été suffisamment motivé ( ou accro, c'est selon ) pour faire les 15 km qui me sépare du premier tabac.
Très honnêtement, malgré les petites misères hivernales, je n'ai aucune nostalgie de ma vie de fumeur et j'arrive désormais à boire un verre ou deux de vin ou de bière sans que cela me titille. Quoiqu'il en soit, cela reste encore encore un peu fragile et je reste vigilant mais quel bonheur d'être libéré de cette saloperie !