Ce matin, j'ai dû gérer un boulot de forçat. Accompagné de mon équipe, nous avons dû démonter une structure en bois plutôt balèze. Cela m'a rappelé les boulots d'intérimaires que je faisais il y a 20 ans.
C'est vraiment là que l'on sent, quand on a déjà arrêter de fumer, la différence. On s'essoufle plus vite, on fait plus de pause, on se fatigue d'autant plus.
Je me suis ruiné le corps entier dans cette entreprise. Je suis fourbu et le mot n'est pas mal choisi. Je finis la journée avec quelques canettes, histoire de détendre tout ça. Mais je suis bon à rien ...
J-4 !
ça fait plaisir, les jours me séparant de ma nouvelle tentative ne sont plus que quelques heures. J'ai hâte.
Dans ces moments de fatigue intense, je ne sais plus pourquoi je fume, pourquoi je bois. Je fume et je bois, c'est tout.
Quand la lumière jaillit parfois dans mon cerveau embrumé, je me réveille et je constate avec effaremment que je suis toujours fumeur. Je ne devrais plus l'être depuis un moment.
Il est temps que le dormeur se réveille.