Ce matin, au réveil, je fus pris d'un sentiment de bien être comme il m'en était pas arrivé depuis longtemps. J'ai d'ailleurs passé une partie de la journée à méditer sur l'aspect lethargique du fumeur. En fait, on ne se rend même plus compte de l'état dans lequel nous plonge la cigarette. Quand vous buvez lors d'une soirée, vous le sentez le lendemain matin. Et bien c'est pareil quand on arrête de fumer. On se réveille avec une impression de lucidité, de légéreté, un sensation de bien être telle que l'on se demande pourquoi on a passé tant d'années à fuir.
L'un de mes objectifs, l'une de mes motivations les plus profondes dans l'arrêt de la cigarette est la redecouverte de l'énergie que l'on paralyse avec la nicotine, le carbone et les goudrons.
Je ne ressens aucune déprime, aucune impression d'avoir fait un sacrifice, j'ai arrêté de fumer, c'est tout. Un truc simple et plutôt facile en soi. Mais n'allez pas que je minimise les choses ! J'ai arrêté et repris tellement de fois que je ne peux être que méfiant mais force est de constater que je ressens une impression de facilité. Je me sens beaucoup moins piégé.
Par contre, la grosse fatigue commence à poindre le bout de son nez. Un sevrage sans fatigue de plomb n'est pas un sevrage pour moi !!!