Plus d'un millier de clopes ... ça me laisse pantois ....
Trêve de gloriole, comme prévu, mon rythme commence à retomber quelque peu. j'enchaîne toutefois séances bourrines de boulot et réunions sans fins sans envie. Pas de déprime, pas de moral à zéro. Par contre, j'ai la fatigue tenace ! Passé midi, j'ai du mal. Bon, faut dire que cela fait 12 jours non stop que je bosse. Peut être que c'est un peu normal ...
A part ça, bien que je n'y pense plus à chaque instant, je réfléchis intensément à mon histoire avec la clope. Plus ça va, plus je me demande comment j'ai pu fumer autant de temps en me voilà ainsi la face. Et pourtant, je m'en suis rendu compte assez vite ....
Pendant l'été 1986, j'ai fumé ma première cigarette. Le reste de l'année, j'en fumé quelques unes, pas tout les jours.
Je suis rentré au lycée en semptembre 87 et je crois que c'est à partir de là que je me suis mis à fumer tous les jours ( j'avais 15 ans ). Je devais m'en griller moins de 5 par jour au début puis au fur à mesure je suis passé à un paquet en sortant du lycée.
Puis de 1990 à 1997, j'ai fumé sans me poser de questions. Je buvais également et j'avais une forte consommation de cannabis. Tout allait pour le mieux si ce n'est qu'à un moment donné, j'en ai marre.
En juillet 1997, soit onze ans après ma première clope, j'ai décidé pour la première fois d'arrêter de fumer.
Je me souviens, un vrai calvaire. Chaque heure qui passait sans cigarette était une torture. Je ne parvenais pas à vivre 24 heures sans clope. Mentalement, j'étais totalement immature.
Puis j'ai commençé à me renseigner, à lire. Je me suis mis des patchs ( que j'enlevais le soir pour fumé à nouveau )
J'ai du faire une demi douzaine de tentatives pendant les 3 années qui ont suivi.
En 2000, 2001, j'étais bourré tous les jours ou défonç donc l'idée d'arrêt était bien lointaine. Puis ça m'a repris fin 2002 quand j'ai appris que j'allais avoir un enfant !
Quelques tentatives plus tard, j'ai enfin compris le mécanisme de la dépendance. Désormais, quand j'arrête, j'arrête sans rien et cela se passe au mieux mais une petite taffe de trop m'a toujours fait replongé.
En avril dernier, j'ai enfin compris que depuis quelques mois, j'avais une bronchite chronique ou du moins quelque chose s'en rapprochant fortement. Je crois que cela fut un signal clair et net et depuis le 1er mai, je ne fume plus et je suis trés heureux ainsi !