Le lendemain matin ( 1er mai donc ) je me suis levé normalement et un peu plus tard qu'à l'accoutumée vu que mes enfants étaient chez leur grand mère. Avec ma femme, nous avions décidé de passer une journée tranquille en amoureux et dans mon for intérieur, j'espérais juste que la nervosité lié au manque de tabac ne ferait pas capoter la journée.
Matinée tranquille mais dejeuner sous haute pression nerveuse. Nous choisissons un petit resto laotien fort bon au demeurant mais pas rapide du tout au niveau service ! Un vrai calvaire, j'ai cru que j'allais devenir fou.
Lorsque les plats nous ont été servis, je me suis rué dessus comme un chacal ( y a pas d'autre mots ).
En effet, le manque de nicotine ressemble assez à la sensation de faim. Ce qui explique en partie la prise de poids chez ceux qui arrêtent ( en fait, c'est surtout lié au fait que la nicotine brûle les graisses donc plus de nicotine ... )
Une heure plus tard, nous tentons de nous choisir un film au cinéma. Rien ne nous embale vraiment, nous choississons " Deux jours à tuer " avec Dupontel. Malgré une mise en scène plan-plan, le film me plait bien. Dupontel y est excellent et la fin du film me retourne la tête ( car en bon naïf, je n'avais rien vu venir ). Et de plus, cela me confirme la pertinence de mon arrêt.
Le reste de la journée se passe bien et, excepté une forte envie de dormir, pas d'envie particulière.
Je m'endors relativement tôt sachant ( par expérience, c'est loin d'être mon premier sevrage ) que je vais me reveiller toute la nuit.