Vous connaissez l'adage "Plus on arrête, plus c'est facile". Eh bien, je crois que c'est vrai !
Pas facile pour autant de passer d'un mode de vie à l'autre. En ce qui me concerne, c'est comme ça que je le perçois.
Avant d'arrêter totalement la cigarette, il m'a fallu réflechir vraiment à mes addictions et de les comprendre, de les accepter et ensuite d'apprendre à m'en passer. L'arrêt du pétard s'est fait très progressivement, au fil du temps je dirais et aujourd'hui, non seulement je ne fume plus mais je n'ai eu aucune envie depuis des mois.
Rester à combattre la polyphonie clope - bière. J'ai d'abord traquer le houblon et je dois dire que je trouve l'adversaire bien plus redoutable que le THC. A l'heure qu'il est, voilà quinze jours que je n'ai pas bu une goutte de bière et je ne me sens pas complétement sorti d'affaire. J'ai de la motivation, c'est certain mais seul l'avenir le dira.
En ce qui concerne les symptômes de sevrages, ils sont assez faibles dans l'ensemble. Je ressens une sorte de fatigue, pas forcément désagréable, je tousse un peu, je sens les muscles de ma gorges se contracter au moindre eternuement mais je n'ai ni migraine, ni insomnie, ni de douleurs particulières. Psychologiquement, je me sens assez calme. J'avais d'ailleurs remarqué au début de mon précédent arrêt à quel point ne pas fumer rendait plus calme. Pour tout fumeur qui se respecte, cela paraît peut être un peu paradoxal mais c'est la stricte vérité. Une fois convaincu que l'on resiste à rien et qu'il n'y a rien de spécial à attendre de l'arrêt de la cigarette, on se sent plus apaisé, plus calme.
La vie ne tourne plus autour de la cigarette, elle continue droit devant elle, se demandant comment elle a pu tourner en rond aussi longtemps.